Le Kasàlà, est une éloge poétique d’origine africaine

Respire… Prāṇa… Respire…
Souffle premier, discret,
Respiration originelle,
Je respire ….
Fonction automatique,
Consciente, Volontaire
Je me relie, je vis.
Ventilation silencieuse,
Compagne fidèle et inconsciente,
Tu tisses la vie à chaque instant,
Portant l’oxygène à chaque cellule,
Évacuant le dioxyde de carbone,
Sans bruit, sans attente.
Je te rends grâce.
Guidée par des mots vivants,
Par des gestes où le souffle devient langage,
J’entre dans l’écoute :
Inspir… Expir…
Amplitude qui s’ouvre,
Volume qui se déploie,
Vitesse qui ralentit,
Kumbhaka … Krama…
Espace suspendu entre deux mondes.
Alors je respire encore.
Plus lentement…
Plus profondément…
Dans ce silence vibrant,
Le système nerveux végétatif murmure :
Le sympathique m’élance,
Le parasympathique m’apaise,
Et l’équilibre se tisse,
Subtil, vivant.

Souffler…Laisser partir…. Accueillir…
Ô Prāṇa, énergie lumineuse,
Souffle du vivant,
Tu circules librement en moi,
Nourrissant chaque cellule,
Régulant l’invisible,
Chef d’orchestre de la respiration.

Dans les chemins intérieurs,
L’air entre, se transforme,

La ventilation devient présence,
Le souffle devient conscience.
Inspir… expansion.
Expir… relâchement.
Krama… progression douce,
Onde après onde,
Pas à pas vers soi.
Le diaphragme s’abaisse,
Pont entre ciel et terre,
Dedans, dehors,
Le corps respire,
Le souffle m’habite.
La respiration devient art,
Prānāyāma,
Discipline du subtil,
Maîtrise douce du vivant :
Consciente sans contraindre,
Volontaire sans forcer.
J’observe… J’accueille… Je ressens.

Fonction automatique devenue chemin,
Inconsciente devenue consciente,
Le souffle m’enseigne,
À être ici.
Chaque inspir m’ouvre,
Chaque expir me libère,
Chaque pause me révèle.
Dans l’espace intérieur,
La vie circule pleinement,
Offrant à chaque cellule,
La simple joie d’exister.
Alors je souffle… Je respire… Je vis.
Posture après posture,
Souffle après souffle,
J’habite ce corps,
Lieu d’équilibre et de transformation.

Dans le silence,
Les émotions émergent,
Portées par la respiration,

Accueillies sans lutte.
Je m’ancre,
Je m’élève,
Entre inspir et expir,
Entre mouvement et immobilité.
Et dans ce flux continu,
Je découvre
Que respirer,
C’est déjà être en chemin.
Respire… Prāṇa… Respire…

Oh Respiration, indispensable à la vie de nos cellules,
Réponse aux besoins de tout notre organisme,
Reflète de nos émotions, de notre état mental.
Fonction à la fois automatique et volontaire,
Ouvrant la voie vers notre équilibre intérieur,
à manier avec soin, humilité et gratitude.

Du fond du cœur,
Je rends grâce.
À Pascale JAILLARD,

Formatrice à la transmission fluide et apaisante,
Aux mots contés éclairant et reliant la mise en pratique.

À Eddy GABORAUD,
Mon professeur de yoga,
Qui me guide avec justesse,
sur la voie du souffle.
À celles et ceux qui organisent ces stages,
Claudine, Armelle, Sylvie, Eddy, Christian…
Espaces précieux et vivants,
Et à tous les professeurs et élèves,
Qui, ensemble,

Se retrouvent dans le souffle partagé.
Je suis Florence ILBOUDO,
Apprentie, à la recherche de l’équilibre
De la force vitale
A travers la pratique du Yoga

Florence, élève en Charente