{"id":674,"date":"2024-02-25T18:21:08","date_gmt":"2024-02-25T17:21:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/?post_type=actualite&#038;p=674"},"modified":"2024-02-25T18:27:53","modified_gmt":"2024-02-25T17:27:53","slug":"rien-nest-permanent-sauf-le-changement-heraclite","status":"publish","type":"actualite","link":"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/actualite\/rien-nest-permanent-sauf-le-changement-heraclite\/","title":{"rendered":"\u00ab Rien n\u2019est permanent sauf le changement. \u00bb H\u00e9raclite"},"content":{"rendered":"\n<p>Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s\u2019efface\u2026 C\u2019est le sens de la vie. Rien n\u2019est destin\u00e9 \u00e0 durer, tout doit dispara\u00eetre ! Le philosophe grec H\u00e9raclite d\u2019Eph\u00e8se l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 au IV\u00b0 si\u00e8cle avant J.C. en observant l\u2019eau d\u2019un fleuve : \u00ab Nul homme ne se baigne jamais deux fois dans le m\u00eame fleuve car, la seconde fois, ce n\u2019est plus la m\u00eame eau ni le m\u00eame homme. \u00bb Dans la philosophie du yoga, ce changement est nomm\u00e9 <em>parin\u00e2ma<\/em>.<em> Pari<\/em> est un pr\u00e9fixe signifiant que l\u2019on fait un tour complet (comme le pr\u00e9fixe grec <em>peri<\/em>) et <em>n\u00e2ma<\/em> vient du verbe <em>nam<\/em>, se courber, se plier, s\u2019incliner. On retrouve cette racine dans le nom <em>namah<\/em> (inclination,ob\u00e9issance, adoration), notamment dans les <em>mantra<\/em> pour saluer et glorifier les divinit\u00e9s. Le mot <em>parin\u00e2ma<\/em> rev\u00eat deux significations : il indique \u00e0 la fois le processus du changement et son r\u00e9sultat. Le fran\u00e7ais poss\u00e8de deux synonymes de \u00abchangement \u00bb issus respectivement du grec ancien et du latin et constitu\u00e9s des m\u00eames \u00e9l\u00e9ments :\u00abm\u00e9tamorphose \u00bb, <em>m\u00e9tamorphosis<\/em> et \u00ab transformation \u00bb, <em>transformatio<\/em>. <em>M\u00e9ta<\/em> et <em>trans<\/em> sont des pr\u00e9fixes indiquant l\u2019id\u00e9e d\u2019un passage, d\u2019une travers\u00e9e. <em>Morph\u00e9<\/em> et <em>forma<\/em> signifient \u00ab la forme \u00bb. La mythologie hindou comme la mythologie gr\u00e9co-romaine multiplient les m\u00e9tamorphoses des divinit\u00e9s et expliquent l\u2019origine d\u2019\u00e9l\u00e9ments de la nature ainsi que les changements de celle-ci gr\u00e2ce \u00e0 des m\u00e9tamorphoses. Le po\u00e8te latin Ovide a consacr\u00e9 un long po\u00e8me \u00e0 ces transformations fabuleuses : <em>Les m\u00e9tamorphoses<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"un-constat-negatif-tout-est-souffrance\">Un constat n\u00e9gatif : \u00ab tout est souffrance \u00bb<\/h2>\n\n\n\n<p>Le mot sanskrit <em>parin\u00e2ma<\/em> appara\u00eet 11 fois dans les <em>Yoga S\u00fbtra<\/em> de Patanjali (1). C\u2019est une notion cl\u00e9 de la philosophie du yoga. Le paradoxe est que ce changement est \u00e0 la fois le probl\u00e8me et la solution, la source de souffrance et la voie \u00e0 suivre pour en sortir. Comme toujours, Patanjali commence par le constat du n\u00e9gatif pour nous montrer comment le transformer en positif. La notion de <em>parin\u00e2ma<\/em> est absente du chapitre I. Elle n\u2019appara\u00eet qu\u2019une fois dans le chapitre II pour faire un douloureux constat ( <em>YS<\/em> II, 15) : pour l\u2019\u00eatre humain capable de discernement, le <em>vivekin<\/em>, tout est souffrance, <em>duhkhameva sarvam<\/em>. Et l\u2019une des causes de cette souffrance totale est le changement perp\u00e9tuel qui caract\u00e9rise la Nature, la <em>prakriti<\/em>, dont l\u2019\u00eatre humain fait partie avec son corps, <em>k\u00e2ya<\/em>, mais aussi avec son psychisme, <em>citta<\/em>. Nous sommes soumis en permanence \u00e0 l\u2019activit\u00e9 des <em>guna <\/em>et au conflits qui en d\u00e9coulent. (2)<\/p>\n\n\n\n<p>Les <em>guna<\/em> sont les trois fils qui tissent le trame de la Nature, la <em>prakriti<\/em>:<em> prak\u00e2sha<\/em> (<em>sattva<\/em>), la clart\u00e9; <em>sthiti<\/em> (<em>tamas<\/em>), la stabilit\u00e9 et <em>kriya <\/em>(<em>rajas<\/em>), l&rsquo;activit\u00e9. (3) Le <em>vivekin<\/em> est donc l&rsquo;\u00eatre humain capable de prendre conscience que dans cette vie, tout est insatisfaisant. Il est aussi conscient de la peine, la douleur ou la br\u00fblure, <em>t\u00e2pa<\/em>, issue des regrets ou remords li\u00e9s au pass\u00e9 et des d\u00e9sirs tourn\u00e9s vers l\u2019avenir. Dans le <em>s\u00fbtra<\/em> pr\u00e9c\u00e9dent (II, 14), le mot <em>t\u00e2pa<\/em> est associ\u00e9 au pr\u00e9fixe <em>pari <\/em>pr\u00e9sent dans <em>parin\u00e2ma<\/em> : il signifie alors \u00ab ce qui est entour\u00e9 de flammes, ce qui cuit, br\u00fble tout autour \u00bb. Ainsi, Patanjali utilise la m\u00e9taphore du feu pour faire comprendre l\u2019intensit\u00e9 de cette douleur inh\u00e9rente \u00e0 l\u2019existence humaine. Face \u00e0 ce changement \u00e9ternel et \u00e0 la souffrance qui en d\u00e9coule, l\u2019Homme va mettre en place des <em>samsk\u00e2ra<\/em> qui, le plus souvent, sont des <em>samask\u00e2raduhkhaih<\/em>, des conditionnements sources de tourments, de mauvaises habitudes dont on ne parvient pas \u00e0 se d\u00e9faire. Et il les r\u00e9p\u00e8te sans cesse comme pour contrer le changement qui l\u2019effraie : cette routine le rassure. C\u2019est un constat tr\u00e8s pessimiste que fait Patanjali dans ce <em>s\u00fbtra<\/em> II, 15. Et pourtant, du n\u00e9gatif peut advenir le positif car, comme le dit le proverbe bouddhiste, \u00ab de la boue na\u00eet la fleur de lotus \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"de-la-boue-aux-petales-purs-et-eclatants-du-lotus\">De la boue aux p\u00e9tales purs et \u00e9clatants du lotus<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/image-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-680\" width=\"190\" height=\"188\" srcset=\"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/image-1.png 439w, https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/image-1-300x297.png 300w\" sizes=\"(max-width: 190px) 100vw, 190px\" \/><figcaption> <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La prise de conscience de cette souffrance est le d\u00e9but de la sagesse, c\u2019est elle qui met le<em> yogin<\/em> en chemin. Selon Frans Moors, \u00ab Le sage discerne<br>(<em>viveka<\/em>) tout cela avec recul. Il per\u00e7oit la r\u00e9alit\u00e9 telle qu\u2019elle est, il comprend les limites humaines et tous (<em>sarva<\/em>) les risques de souffrance (<em>duhkha<\/em>) inh\u00e9rents \u00e0 la vie. \u00bb (4) Il n\u2019est donc plus la racine de lotus englu\u00e9e dans la boue, il a pouss\u00e9 tel la fleur de lotus, s\u2019est \u00e9lev\u00e9 et sa vision est claire et juste. C\u2019est pourquoi Patanjali nous annonce une voie positive dans le<em> s\u00fbtra<\/em> suivant (II, 16) : <em>heyam duhkhaman\u00e2gatam<\/em>, \u00ab Le mal-\u00eatre non encore advenu doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9 \u00bb (5). Nous n\u2019avons aucun pouvoir sur nos souffrances pass\u00e9s ou pr\u00e9sentes mais tout est encore possible pour les emp\u00eacher de nous atteindre \u00e0 l\u2019avenir. Cet aphorisme est un des <em>s\u00fbtra<\/em> cl\u00e9s du texte de Patanjali et le grand ma\u00eetre Sri T. Krishnamacharya l\u2019a fait graver sur le fronton de son centre de yoga, le Krishnamacharya Yoga Mandiram \u00e0 Chennai. Il indique qu\u2019un changement positif est possible mais, paradoxalement, gr\u00e2ce \u00e0 la souffrance. Elle devient ainsi \u00ab facteur de progression \u00bb, de transformation. Elle am\u00e8ne \u00ab \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur ses causes et \u00e0 modifier son comportement en cons\u00e9quence. \u00bb Le but du yoga est ainsi \u00ab l\u2019\u00e9limination de la souffance \u00bb (6).<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"le-changement-richesse-de-la-nature-et-infini-des-possibles\">Le changement : richesse de la Nature et infini des possibles<\/h2>\n\n\n\n<p>Le chapitre IV des<em> Yoga S\u00fbtra<\/em> d\u00e9bute avec l\u2019id\u00e9e que nous avons en nous des possibilit\u00e9s infinies de changement, comme la Nature qui nous entoure. L\u2019\u00eatre humain a la capacit\u00e9 de se transformer, d\u2019aller vers la clart\u00e9, la puret\u00e9, d\u2019entretenir des <em>samsk\u00e2ra<\/em>, des conditionnements positifs qui lui apporteront la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 (<em>sukha<\/em>) (7) et une joie profonde (<em>ananda<\/em>) (8). Le <em>s\u00fbtra<\/em> IV, 2 nous indique en effet que \u00ab La transformation (<em>parin\u00e2ma<\/em>) en une autre (<em>antara<\/em>) condition (<em>jati<\/em>) (est due) \u00e0 l\u2019abondance ou la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 (<em>apura<\/em>) de la Nature (<em>prakriti<\/em>). \u00bb Ainsi, comme des graines, des changements positifs peuvent germer en nous \u00e0 condition que nous nous donnions les moyens de les voir \u00e9clore. C\u2019est la voie du yogin. Elle est longue et difficile. Selon F. Moors, \u00ab La plupart des \u00e9volutions en profondeur sont lentes [\u2026] cela est vrai pour le monde externe comme pour le monde interne, c\u2019est-\u00e0-dire notre mental, nos r\u00e9actions \u00e9motives, notre fa\u00e7on de voir le monde et d\u2019int\u00e9ragir avec les autres et les \u00e9v\u00e9nements. La progression se fait au prix de l\u2019\u00e9limination de blocages progressivement remplac\u00e9s par des facteurs positifs. \u00bb (9) Les changements au sein de notre mental (<em>citta-parin\u00e2ma<\/em>) sont au nombre de 3 selon Patanjali. Dans le chapitre III, il consacre 7 <em>s\u00fbtra<\/em> \u00e0 la notion de <em>parin\u00e2ma<\/em> (III, 9 \u00e0 15). Ces trois changements progressifs permettent d\u2019atteindre l\u2019\u00e9tat de yoga, le <em>sam\u00e2dhi<\/em>. Sans vouloir ou pouvoir atteindre de tels degr\u00e9s de sagesse, le texte de Patanjali nous offre une ouverture vers un changement positif : la souffrance est certes inh\u00e9rente \u00e0 l&rsquo;existence humaine, mais elle peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Elle est le tremplin vers un mieux \u00eatre, une nouvelle fa\u00e7on de voir la vie, les autres et nous-m\u00eames. Changer d\u2019habitudes, pratiquer le yoga postural, \u00e9tudier la philosophie du yoga, changer de point de vue, de perspective : des cl\u00e9s essentielles pour mieux franchir les portes, les obstacles de notre vie.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"le-changement-grace-a-la-relation\">Le changement gr\u00e2ce \u00e0 la relation<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019un des sens du mot <em>yoga <\/em>est \u00ab le fait de lier, la relation \u00bb. Selon le yoga, il ne peut y avoir de changement sans cette notion de lien, de relation. Le <em>yogin<\/em> ne commence son chemin qu\u2019avec l\u2019aide et le soutien d\u2019un <em>nimitta<\/em> (YS IV, 3), un enseignant. On peut consid\u00e9rer Patanjali comme le premier <em>nimitta<\/em> qui serait venu sur terre, selon la l\u00e9gende, pour soulager les Hommes de <em>duhkha<\/em>, la souffrance due \u00e0 leur confusion mentale. Chaque enseignant de yoga apr\u00e8s lui et ce jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui ont eu ce but. Les <em>s\u00fbtra<\/em> IV, 3 \u00e0 7 d\u00e9veloppent cette notion de relation entre l\u2019enseign\u00e9 et l\u2019enseignant. C\u2019est l\u2019<em>asmit\u00e2<\/em>, que F. Moors traduit par \u00ab \u00ab force de connexion \u00bb qui lie deux \u00e9nergies. L\u2019une donne, irradie, l\u2019autre re\u00e7oit, s\u2019impr\u00e8gne et se voit transform\u00e9e par l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019\u00e9change. \u00bb (10) Le yoga est une histoire de transmission qui dure depuis des si\u00e8cles. L\u2019\u00e9l\u00e8ve accorde sa confiance \u00e0 son enseignant qui va subtilement l\u2019inciter \u00e0 se transformer, \u00e0 s\u2019am\u00e9liorer mais \u00e0 son rythme et selon ses possibilit\u00e9s. Enseigner c\u2019est s\u2019adapter \u00e0 chaque \u00e9l\u00e8ve et lui proposer ce qui est le mieux pour lui qu\u2019il s\u2019agisse de pratique posturale, de <em>pr\u00e2n\u00e2y\u00e2ma<\/em>, de m\u00e9ditations ou d\u2019\u00e9tudes des textes. Chaque<em> yogin<\/em> se souviendra toujours des rencontres avec un ou plusieurs enseignants qui ont eu un profond impact dans sa vie.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/aXLNADzxGAJrWHvLhyWaxbKDklA-1024x683-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-686\" srcset=\"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/aXLNADzxGAJrWHvLhyWaxbKDklA-1024x683-2.jpg 1024w, https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/aXLNADzxGAJrWHvLhyWaxbKDklA-1024x683-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/aXLNADzxGAJrWHvLhyWaxbKDklA-1024x683-2-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 id=\"les-mots-de-t-k-v-desikachar\">Les mots de T.K.V. Desikachar<\/h2>\n\n\n\n<p>Quoi de mieux que de laisser la parole au premier grand enseignant de notre lign\u00e9e de yoga, T.K.V. Desikachar, qui fut l\u2019\u00e9l\u00e8ve de Sri T. Krishnamacharya, son propre p\u00e8re ? Il a les mots justes et clairs pour expliquer cette force, cette \u00e9nergie transformatrice qui lie l\u2019enseignant et son \u00e9l\u00e8ve : \u00ab M\u00e9lange digne de l\u2019\u00e9prouvette du chimiste, l\u2019enseignant est comme un catalyseur qui provoque des changements chez ses \u00e9l\u00e8ves. Si nous ajoutons la m\u00eame substance \u00e0 des produits diff\u00e9rents, nous n\u2019obtenons pas les m\u00eames r\u00e9actions.[\u2026] Le m\u00eame enseignant stimulera alors des r\u00e9actions diverses chez des personnes diff\u00e9rentes en fonction de leurs potentialit\u00e9s. [\u2026] Comme la souffrance est souvent \u00e0 l\u2019origine de la qu\u00eate, on constate une sorte d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration qui nous contraint \u00e0 \u00eatre au bon endroit, au bon moment et la rencontre avec l\u2019enseignant met quelque chose en mouvement. Nous le trouvons au moment propice. La transmission peut alors commencer et personne ne peut y mettre fin, d\u00e8s lors qu\u2019elle existe.\u00bb (11)<\/p>\n\n\n\n<p><em>Om namah<\/em> \u00e0 ma lign\u00e9e de <em>nimitta<\/em>: Sri T. Krishnamacharya, T.K.V. Desikachar, Michel Alibert et Sandra Ermeneux. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-692\" width=\"325\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/image.png 564w, https:\/\/www.ify.fr\/sud\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2024\/02\/image-222x300.png 222w\" sizes=\"(max-width: 325px) 100vw, 325px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>S. B.<br><\/p>\n\n\n\n<ol><li><em>S\u00fbtra<\/em> II, 15; III, 9-11-12-13-15-16; IV, 2-14-32-33. <\/li><li>II, 15 <em>parin\u00e2ma-t\u00e2pa-samsk\u00e2ra-duhkhaih-guna-vrtti-virodh\u00e2t-ca duhkham-eva sarvam vivekinah <\/em>\u00ab\u00a0Le sage, discernant, voit pr\u00e9cis\u00e9ment [le potentiel de] souffrance pr\u00e9sent en toute chose, \u00e0 cause de la nature douloureuse des changements, des peines, des habitudes, et aussi en raison de l&rsquo;activit\u00e9 exub\u00e9rante des \u00ab\u00a0substances fondamentales de la nature\u00a0\u00bb.<\/li><li> Les nom des <em>guna <\/em>sont ceux donn\u00e9s par Patanjali dans le <em>s\u00fbtra<\/em> II, 18. Les <em>guna <\/em>sont aussi nomm\u00e9s <em>tamas, rajas et sattva <\/em>(mots entre parenth\u00e8ses) dans le <em>Samkhya Karika<\/em>.<\/li><li><em>Patanjali Yoga-S\u00fbtra<\/em>, traduction et commentaire de Frans Moors, Les cahiers de pr\u00e9sence d&rsquo;esprit.<\/li><li>Traduction de Michel Alibert. <\/li><li><em>Yoga-S\u00fbtra<\/em> <em>de Patanjali<\/em>, <em>Miroir de soi<\/em>, Bernard Bouanchaud, Editions \u00c2gam\u00e2t.<\/li><li>On trouve la notion de <em>sukha<\/em> dans les <em>s\u00fbtra <\/em> I, 33; II, 5-7-42-46<\/li><li>On ne trouve la notion d&rsquo;<em>\u00e2nanda<\/em> que dans un <em>s\u00fbtra<\/em>, le I, 17. <\/li><li><em>Patanjali Yoga-S\u00fbtra<\/em>, traduction et commentaire de Frans Moors, Les cahiers de pr\u00e9sence d&rsquo;esprit.<\/li><li>Idem<\/li><li><em>En qu\u00eate de soi,<\/em> T.K.V. Desikachar avec Martin Neal, Editions \u00c2gam\u00e2t<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s\u2019efface\u2026 C\u2019est le sens de la vie. 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